Les secrets d’un pitch raté

 

Avec le boom des start-ups créées, le pitch est devenu un exercice que tout entrepreneur doit maîtriser pour communiquer efficacement sur son projet. Mais si de nombreuses clés sont données pour le réussir, certains écueils demeurent.

Dans les contes populaires, cette dernière est un objet qui permet de lancer différents sortilèges suivant que vous souhaitez devenir invisible ou vous transformer en grenouille. Bref, sa qualité principale réside donc dans sa capacité à produire de multiples effets sur une audience donnée suivant l’objectif de son détenteur. Le pitch est exactement comme une baguette magique.

La majorité des entrepreneurs ne l’utilise que pour lancer qu’un seul et unique sortilège. Autrement dit, ils créent et apprennent un seul pitch avant de le répéter encore et encore, qu’importe l’audience. Pour cet unique sortilège, il existe de nombreuses méthodes et techniques bien répertoriées. Mais pour accroître son pouvoir de conviction et convaincre des audiences variées tout en intégrant les évolutions quotidiennes de son projet, il est nécessaire d’apprendre plusieurs pitchs.

Quel est votre objectif ?

Question simple mais souvent omise, celle de l’objectif visé permet de déterminer quel est le message le plus important que vous allez partager. Si votre objectif est de lever des fonds, vous allez insister sur les aspects financiers de votre projet, sur sa viabilité économique et humaine. Mais si vous souhaitez avant tout faire connaître votre produit au plus grand nombre, vous allez vous attarder sur ses caractéristiques, ses qualités voire donner quelques explications techniques.

Les exemples choisis et détaillés

Dans la majorité des cas, la non-adaptation à l’auditoire se remarque aisément à travers les exemples choisis et détaillés. Plus les personnes que vous avez en face de vous sont expertes de votre sujet, moins les exemples ont besoin d’être présentés de façon pédagogiques, voire simplifiés. Au contraire, si votre audience est large, vous devrez choisir un ou deux exemples concrets, simples à comprendre et prendre le temps de les détailler.

L’incarnation

Encore une fois, si vous êtes face à des investisseurs professionnels, vous allez probablement vouloir renvoyer l’image d’un entrepreneur confiant, expérimenté et sûr de son projet. Si vous êtes face au grand public, cette reconnaissance comme expert du sujet, bien que présente, sera peut-être moins nécessaire. Elle s’effacera au profit d’un orateur capable de faire la pédagogie de son projet et de le transmettre avec passion et enthousiasme.

Éviter de se faire repérer

La pire chose qu’un orateur puisse dire est « Ne t’inquiète pas, j’ai l’habitude de faire ce pitch, je l’ai fait des dizaines de fois ». C’est précisément ici qu’il faut s’inquiéter ! Il n’y a rien de pire qu’un orateur qui répète la même chose. Non seulement il s’ennuie lui-même, et donc son audience, mais en plus il ne remet plus en question sa prise de parole. Comme pour les sortilèges qui sortent d’une baguette magique, chaque pitch est unique. Il ne s’agit pas de tout réinventer à chaque fois mais d’essayer de varier les phrases d’accroche, la strucutre d’argumentation, les exemples choisis et bien sûr la conclusion.